A propos d'Airsoft

L’Airsoft est un jeu utilisant des répliques d’armes à feu propulsant des billes en plastique de 6 ou 8 mm et d’une masse variant entre 0,10 gramme et 0,43 gramme. La “puissance” (l’énergie cinétique) peut varier entre 0,1 et 2 joules (limite de puissance par la législation française) selon la réplique et la température ambiante (pour réplique à gaz ou à CO2) Pour la propulsion les répliques peuvent utiliser de l’air comprimé, un gaz ou CO2 pressurisé, des batteries, ou, pour les répliques dites “spring”, un simple ressort (rechargement et armement manuel). Une réplique d’airsoft est en vente libre à toute personne majeure. Passé 2 joules une réplique d’arme devient une arme aux yeux de la loi.

Ces répliques d’armes – on n’utilise pas le terme d’arme car elles n’en sont pas – étaient à l’origine conçues pour la collection ou le tir sur cible. Des passionnés ont alors eu l’idée d’en utiliser dans une activité sportive en équipe dont l’un des principaux enjeux est l’élimination de l’équipe adverse. Tous les joueurs sont munis d’une protection oculaire obligatoire et en l’absence de marque visible laissée sur les joueurs par l’impact des billes adverses (comme au paintball par exemple), la comptabilisation des touches est dépendante de la sincérité des joueurs touchés.

Il existe de nombreuses règles du jeu, toutes ont pour origine un scénario établi entre les joueurs avant le début de la partie. Il peut s’agir de la « capture du drapeau », « une bille par joueur » ou bien encore des scénarios qui impliquent « un VIP » que l’on doit protéger. Ces scénarios sont créés par les équipes elles-mêmes ou bien l’idée est simplement développée et/ou reprise en jouant sur d’autres terrains.

Histoire de l’Airsoft

Les premières armes Airsoft étaient des pistolets vendus au Japon au début des années 1980. Le nom “Soft-Air” renvoyé au gaz vert utilisé comme propulseur. Initialement conçu pour le tir sur cible, leurs balles pourraient également frapper les humains sans blessure et est ainsi devenu populaire pour les jeux de guerre occasionnels. Pistolets Airsoft répartis au Royaume-Uni à la fin des années 1980 et au début des années 1990 avec une compagnie appelée LS. Les canons ont été vendus en pièces et a dû être assemblé avant qu’ils étaient capables de pellets de tir. Matériel Airsoft a été conçu pour émuler de près de vraies armes. Depuis le milieu des années 1980, des fusils Airsoft ont été adaptées à une application purement récréative à l’esprit, et le sport est apprécié par tous les âges. Répliques Airsoft sont produites dans le monde, la majorité étant fabriqués en Asie. De nombreux organismes d’application de la loi aux États-Unis utilisent Airsoft pour la force contre force des exercices d’entraînement.

Répliques

Réplique à ressort

Par réplique à ressort ou “spring“, on entend une réplique dont la propulsion de la bille se fait par de l’air comprimé via un ressort. Ce ressort est, quant à lui, comprimé avant le tir par l’utilisateur.

Dans cette catégorie, il existe principalement deux catégories de répliques :

  • Les bolts ou répliques de précision : généralement limités en billes, ils bénéficient généralement d’améliorations installées par les joueurs, comme un canon dit « de précision », un ressort plus raide augmentant la puissance de la réplique et toutes autres pièces utiles à l’amélioration de la portée et de la précision. Ils sont relativement peu bruyants mais leur cadence de tir est limitée et la force employée pour réarmer leur ressort à chaque tir augmente proportionnellement à la raideur du ressort utilisé. Ces répliques de fusil de précision peuvent avoir une énergie cinétique allant jusqu’à 2 joules, limite légale en France, mais peuvent néanmoins dépasser facilement cette limitation contrairement à certaines autres types de répliques limités par des mécanismes internes compliqués et fragiles. Il est néanmoins important de noter que pour les très grosses puissances, ces répliques “spring” deviennent obsolètes face à un bolt directement alimenté en air comprimé à cause de leur difficulté à les recharger. Leur utilisation, conditionnée par leurs caractéristiques, implique ainsi de fait une méthode de jeu se voulant plus élaborée et prenant appui sur l’art du camouflage, la discrétion et la précision des tirs. Les joueurs adoptant cette méthode sont considérés comme
  • Les autres répliques ne rentrant pas dans la première catégorie sont classées comme réplique “spring” ou manuelle. Ces répliques ressemblent le plus souvent à des pistolets, mais il existe aussi des modèles de type fusil d’assaut. Elles ont souvent une faible puissance et une piètre précision face à leurs concurrentes directes (AEG, GBBr, etc…). Ces répliques ne sont généralement pas du tout utilisées en jeu.

Réplique à gaz

Les répliques à gaz se divisent en plusieurs catégories :

  • GBB(Gas Blow-Back) : Leur principe de fonctionnement repose sur le principe du semi-automatique, chaque pression sur la détente déclenche la percussion d’une valve qui va libérer une partie du gaz. Celui-ci va propulser la bille et actionner un bloc pompe qui va avoir pour effet de ramener la culasse en arrière puis en avant au moyen d’un ressort de rappel. Ceci permet l’introduction d’une nouvelle bille dans la chambre de tir. Étant donné leur principe actif (le gaz, souvent un réfrigérant ou un dérivé du propane à l’état liquide), les performances (puissance notamment) sont fortement influencées par la température ambiante. En effet, en dessous de 0 °C ou par faible température, presque aucun GBB ne fonctionne correctement, le gaz n’ayant pas la possibilité de se dilater correctement. Ces répliques peuvent soit tirer en coup par coup (semi-automatique) ou en rafales (automatique) suivant leur type et leur mécanisme interne. Les mécanismes GBB ont l’intérêt du réalisme en simulant le recul de la culasse. Mais contrairement aux armes réelles, le canon a plutôt tendance à plonger lors du tir (alors qu’il se cabre sur une arme réelle). Cela s’explique par le fait que la quantité de mouvement du projectile est minime. L’effet mécanique du gaz consiste essentiellement à projeter la culasse vers l’arrière, l’effet de recul s’appliquant alors au reste de la réplique et provoquant son pivotement vers l’avant.
  • GBBr(Gas Blow-Back Rifle) : Même principe que pour les GBB, mais appliqué sur une réplique de fusil d’assaut.
  • NBB(Non Blow-Back), parfois GNB (Gas Non-Blowback) : Réplique dont la culasse n’effectue pas un mouvement d’aller-retour lors du tir. Le système est simplifié à l’ extrême : ici le gaz ne sert qu’à propulser les billes. La culasse n’étant plus mobile, il en résulte une économie en gaz non négligeable et une meilleure fiabilité. Le chargement des billes s’effectue par un système mécanique actionné par la détente de la réplique, ce qui explique la relative dureté de la course de détente. Ces répliques ne tirent qu’en semi-automatique, puisque les modes de tir automatique requièrent un mouvement de chargement.
  • CO2: Les répliques qui utilisent du dioxyde de carbone, notamment certaines répliques automatiques, l’air étant contenu dans des bouteilles similaires à celles employées au paintball, des sparklets. Les répliques à CO2 peuvent avoir une culasse mobile (type GBB). À noter que certaines de ces répliques sont relativement plus puissantes que les GBB conventionnels (environ 400 ft/s – 120 m/s) et sont donc habituellement peu utilisées en partie d’intérieur pour prévenir des blessures. (CQB).
  • Il existe une modification de certains “GBBR” permettant de relier le réservoir de gaz du chargeur à une bonbonne via un boyau spécial que les utilisateurs appellent le système HPA (sigle pour “High Pressure Air”), ou littéralement “air à haute pression”. Quelques répliques et pièces connues sont adaptées à l’utilisation de ce système comme la plateforme Polarstar, Wolverine SMP, Daytona et Tippmann. Les gros avantages sont que le joueur peut passer plusieurs chargeurs sans devoir remplir son gaz, la supression de la perte de puissance due à l’expansion et le refroidissement de l’air résultant en une meilleure consistance dans la précision et la puissance des tirs et la capacité de jouer l’hiver. Des groupes de pièces imitant une cartouche de CO2 permettent aussi la conversion de quelques pistolets dont le chargeur utilise normalement ces cartouches comme source de gaz.
  • Lance-grenades: Certains AEG peuvent être équipés de lance-grenades, notamment les M16 et dérivés, les G36, les AK47 et dérivés et les tout nouveaux SCAR. Ces accessoires se fixent de 2 manières différentes suivant les modèles :
    • Soit directement sous le canon à la place du garde main (démontage partiel souvent nécessaire)
    • Soit sur un rail au standard 20 mm (type « Picatinny ») attaché au garde main (rapidement détachable)

Les grenades fonctionnent selon le principe de la chevrotine et sont alimentées par du gaz. Les billes sont placées dans des tubes situés à l’avant de la grenade (de 18 à 200 billes dans 12 tubes en général), et la grenade est insérée dans le lance grenade. La visée est relative car les billes retombent vite, le système n’étant pas équipé de hop-up.

Certaines grenades tirent des grosses balles en caoutchouc ressemblant à des flashballs, mais cette variante est extrêmement rare

Réplique électrique

Le lanceur automatique AEG (Automatic Electric Gun) ou AEP (Automatic Electric Pistol) pour les répliques d’arme de poing. Ces répliques éjectent les billes (en semi-automatiques ou en rafales) grâce à un système électrique contenu dans un composant appelé gearbox : un moteur électrique entraîne des engrenages, entraînant eux-mêmes un piston qui va comprimer un ressort. À la fin du cycle, les engrenages relâchent le piston qui va, par la détente rapide du ressort, comprimer un volume d’air plus ou moins grand suivant le cylindre installé. Du fait du faible prix de l’électricité, ces répliques sont peu onéreuses à l’usage.

Ces répliques permettent une utilisation soutenue et une autonomie assez élevée en fonction de la puissance et la capacité de la batterie utilisée. Leur puissance est modifiable par simple changement du ressort, mais le renforcement de nombreuses autres pièces peut s’avérer nécessaire afin de conserver la fiabilité de la réplique et éviter les casses.

Les types de batteries utilisées évoluent avec les progrès du modélisme classique : les batteries de type NiCd, NiMH sont les plus utilisées, mais sont sources de problèmes divers tels que l’obligation de décharger intégralement la batterie avant recharge (pour les NiCd) et une sensibilité aux conditions atmosphériques (perte d’autonomie par temps froid).

Un nouveau type de batterie, les LiPo tend à se répandre dans l’airsoft, surtout grâce à un prix réduit comparé aux autres types de batteries, et aussi grâce à un gain d’autonomie.

Cependant, les LiPo demandent plus d’attention que les NiMH ou NiCd, car elles sont sensibles aux chocs, et il est donc fortement conseillé d’utiliser un sac en kevlar pour les stocker, transporter, ou charger (surtout pour minimiser les risques de dégâts importants si l’enveloppe de la batterie LiPo a été dégradé et prend feu). Cependant, malgré la mauvaise réputation qu’ont ces batteries LiPo, pour peu que l’utilisateur soit soigneux, elles ne présentent pas plus de risques qu’un autre type de batterie.

Mesures de sécurité

L’Airsoft est à considérer comme une activité dangereuse dans la mesure où elle expose ses pratiquants à des accidents corporels réels si un minimum de mesures de sécurité ne sont pas prises.

Mesure obligatoire :

  • Une protection oculaire obligatoire. On trouve des protections de plusieurs types : masque grillagé, masque intégral type paintball, lunettes de tir etc. Il est impératif que la protection utilisée soit prévue et éprouvée pour résister aux impacts de billes ou tout autre projectile plus véloce. Il est recommandé qu’elles protègent l’intégralité du visage, particulièrement les dents. Il est recommandé d’utiliser des protections oculaires de qualité au moins équivalent à la norme EN-166B ou STANAG 2920 ou STANAG 4296.
  • Il est également interdit d’utiliser des répliques à bille de plomb, d’acier, de verre et bille explosive pour le tir hors cible par un souci évident de sécurité.

Liste non-exhaustive des mesures préventives :

  • Les joueurs peuvent porter des vêtements résistants aux milieux du jeu, prévenant des coupures ou des égratignures en cas de chute ;
  • Les joueurs peuvent utiliser des chaussures montantes pour prévenir les entorses et peuvent porter des protections au niveau des articulations, genouillères et coudière ;
  • Les joueurs peuvent observer des distances minimales d’engagement selon les puissances des répliques utilisées afin de prévenir des touches douloureuses ;
  • Les joueurs peuvent interdire les tirs en aveugle et la visée de la tête lorsque cela n’est pas nécessaire afin de prévenir des touches douloureuses.

Contrôles et règles de puissance

Le contrôle de la puissance des répliques est réalisé à l’aide d’un chronographe. Cet appareil sert à mesurer la vitesse des billes, et par ce biais, à déduire (selon la masse de la bille) la puissance développée par le lanceur.

En 2012, à l’échelle internationale, aucune fédération ne réglemente les vitesses maximales à la bouche des différents types de répliques. Cependant, certaines équipes françaises ou suisses adoptent les normes de puissances suivantes, que ce soit par consensus ou règlement formel :

  • jusqu’à 350 fps (soit environ 1,14 joules) pour les lanceurs tirant en mode automatique, quel que soit leur type (ceci incluant les GBB, bien que peu d’entre eux disposent du tir automatique). Cette puissance doit être atteinte avec des billes de 0,20 grammes, le grammage de référence, étant le plus souvent utilisé dans les lanceurs électriques et à gaz.
  • les répliques disposant d’une puissance comprise entre 350 et 463.37 fps (limite légale autorisée) se doivent d’être modifiées, par le blocage du mode de leur tir en semi-automatique. Leurs utilisateurs ont quant à eux l’obligation d’éviter tout engagement à moins de 10 mètres, voire 20, lorsque la puissance est supérieure à 400 fps. Ces deux obligations interviennent dans le cadre du respect de son adversaire, en évitant de lui faire trop mal par un ratio cadence/puissance trop élevé.

Terrains

L’Airsoft se pratique habituellement sur des terrains naturels ou urbains. Les forêts et les constructions abandonnées (CQB) sont les terrains de jeu privilégiés. De façon à prévenir les différentes gênes engendrées par la pratique de l’activité, les terrains forestiers sont le plus souvent choisis pour leur isolement des habitations et les terrains urbains suivent la même logique dans la mesure du possible.

Si le terrain est librement accessible par des personnes non joueuses, la sécurisation est souvent réalisée par une signalisation sous forme d’écriteaux et rubans suivant le périmètre de la zone de jeu pour prévenir les gênes et risques oculaires encourus par les personnes non-joueuses.

Des terrains sont également louables afin de régulariser le jeu, que ce soit des terrains communaux ou des terrains privés.

Règles et but du jeu

En concertation avec les différentes fédérations existantes, il a été établi une “Charte de l’airsofteur”, celle-ci est évolutive ! Elle rassemble principalement les règles de sécurité, les comportements, les puissances des répliques, les impératifs et les articles de loi du pays concerné, et ce, pour le bon déroulement de notre activité. Néanmoins, cela ne dispense pas, dans un premier temps, l’obligation d’un “briefing de sécurité” donné par l’organisateur pouvant reprendre des règles particulières propres au terrain ou à la “Team” visitée.

Dans un second temps, le “briefing scénarios” de jeu, celui-ci déterminent nécessairement le ou les buts du jeu, les règles selon les puissances et usage des répliques (rafale, coup/coup), d’engagement, de capacité d’emport de munitions, de moyens de communication etc. On pourrait ainsi dire que le scénario de jeu est une condition nécessaire à toute partie d’airsoft.

On peut dresser un inventaire non exhaustif des types de scénarios rencontrés : libération d’otage à la suite d’une prise d’otage par l’équipe adverse, prise de drapeau ou de position adverse, élimination ou escorte d’un VIP, déminage, évacuation de blessés, élimination de l’équipe adverse, etc. Selon le degré de complexité du scénario, son jeu implique nécessairement une ou des tactiques et s’apparente à un réel sport d’équipe. Il est potentiellement riche en interactions entre joueurs car il peut présenter un large panel de compétences selon les besoins de ses aboutissements : médecin (avec la compétence de « soigner » les joueurs mis hors-jeu), ingénieurs (compétence technique), ou encore les snipers (compétence de tire longue portée) etc. Le nombre de variantes autour des différents types de jeu peut donc donner lieu à une multitude de modèles, garantissant un renouvellement du jeu constant. On pourrait toutefois considérer trois tendances : les scénarios minimaux, pratiqués le plus souvent, définissant un ou deux principes de réalisme ayant trait aux puissances ou aux uniformes camouflés, les scénarios de simulation militaire (scénarios inspirés et ou mimant les conflits armés réels) et enfin, les scénarios jeu de rôle grandeur nature (scénario tournant autour de conflits purement fictifs, parfois futuristes, humoristiques, etc.)

L’auto-arbitrage est un composant nécessaire du jeu. En effet, le plus souvent, il n’y a pas d’arbitre extérieur lors du déroulement des parties pour comptabiliser les touches des joueurs ou veiller à l’observation des règles et conventions fixées en début de partie. Chaque joueur assume ainsi le double rôle de joueur-arbitre. D’où le débat sur la question de compétition appliquée à l’airsoft.

Certaines parties reproduisent fidèlement des groupes d’assaut de par le monde tant au niveau de l’équipement que des répliques utilisées et des scénarios empruntés aux conflits actuels. Ces parties sont dites “RS” (Réal Style) Exemples d’impressions: Contractors (milice privée États-Unis), SFG (États-Unis), DEVGRU (navy seals États-Unis), CPA 10 (France), Tsahal (Israël), troupes d’élite anglaise, SWAT (États-Unis), Beaucoup utilisent des impressions russes et rebelles…

Legislation

L’Airsoft est une activité légale dans de nombreux pays, cependant la législation admet des variantes et des exceptions. Par exemple, l’Allemagne interdit les répliques automatiques (tirant en rafale), et l’Indonésie, elle, interdit tout simplement cette activité.

En France

Les répliques d’armes qu’utilisent les joueurs d’airsoft sont désormais considérées comme des Armes factices : “objet ayant l’apparence d’une arme à feu susceptible d’expulser un projectile non métallique avec une énergie à la bouche inférieure à 2 joules” au sens du Décret no 2013-700 du 30 juillet 2013 portant application de la loi no 2012-304 du 6 mars 2012 relative à l’établissement d’un contrôle des armes moderne, simplifié et préventif.

Elles sont soumises au décret no 99-240 du 24 mars 1999 qui interdit : “la mise en vente, la vente, la distribution à titre gratuit ou la mise à disposition à titre onéreux ou gratuit des objets neufs ou d’occasion ayant l’apparence d’une arme à feu, destinés à lancer des projectiles rigides, lorsqu’ils développent à la bouche une énergie supérieure à 0,08 joule et inférieure ou égale à 2 joules” aux mineurs.

Les mesures de puissance s’effectuent généralement par rapport à la vitesse de sortie (ft/s ou FPS : pied par seconde) et au poids du projectile (bille de 0,20 gramme généralement utilisée pour référence). En effet il s’agit d’énergie cinétique.

Le port d’uniformes et ou grades des unités et administrations tels que gendarmerie ou police nationale est interdit.

La réglementation française n’encadre pas explicitement le transport de répliques d’armes au niveau national, mais il est fait appel au bon sens des utilisateurs de par la réaction du public et les retombées négatives sur l’activité. Des arrêtés préfectoraux ont été pris dans certains départements pour interdire le port et transport des répliques dans les lieux publics.

Des conditions particulières s’appliquent en Alsace et Moselle, en raison d’une législation différente du droit de chasse et de l’accès des chasseurs sur les terrains privés héritée du droit local et compliquant quelque peu l’exercice de la discipline pour toutes les lois éditées avant 1905.

En Belgique

En Belgique, toute répliques d’Airsoft est une arme qui est classée dans la catégorie arme en vente libre (anciennement arme de chasse et de sport). La puissance est limitée à 7,5 joules dans le cadre de réplique courte.

  • La vente des répliques est interdite aux mineurs.
  • La cession ou vente d’une réplique ne peut avoir lieu que sur présentation de la carte d’identité ou du passeport de l’acquéreur.
  • Les exhibitions en public de particuliers ayant l’apparence de troupes militaires sont interdites (sauf exercices exécutés dans le cadre d’un sport reconnu par les communautés)
  • Le port d’une réplique est interdit sur la voie publique.
  • Le transport d’une arme en vente libre n’est permis qu’à celui qui peut justifier d’un motif légitime.
  • Rien n’interdit la mise à disposition de répliques à des mineurs, que ce soit par leurs parents ou par des organisateurs.
  • La vente professionnelle est soumise à l’obtention d’un examen d’aptitude professionnelle comme armurier et d’une agrégation du gouverneur de la province où réside le point de vente.
  • Le transport des répliques doit se faire avec chargeur et accu enlevés de la réplique.

En Suisse

Les répliques d’armes Airsoft rentrent dans le cadre de la Loi fédérale sur les armes, les accessoires d’armes et la munition(LArm) comme suit:

Art. 4 Définitions: Par armes, on entend: […]

L’achat doit être contractualisé entre les deux parties par écrit. Ces dernières doivent conserver ce contrat d’achat durant 10 ans minimum. L’acheteur doit être de nationalité suisse ou posséder un permis C (résidence permanente). Dans ce dernier cas, les ressortissants de certains pays jugés à risque (pays de l’ex-Yougoslavie, Sri Lanka, Algérie, Turquie) n’y sont pas autorisés. Ceci depuis août 2008, quand la Suisse est rentré dans l’espace Schengen. Avant, une réplique d’Airsoft était considéré comme jouet.

La possession de répliques d’armes Airsoft ne nécessite pas de permis et n’est soumise à aucune déclaration.

Le transport doit être justifié (du magasin/réparateur au domicile, du domicile au terrain de jeu etc. à l’aide d’un ticket d’achat ou par exemple un prospectus de l’événement sportif) et la réplique doit être vidée de son chargeur qui doit être dans un sac (ou au moins une poche) différent de celui de la réplique lors du transport et hors de vue des autres personnes. Mais il n’est pas nécessaire de posséder de permis puisqu’il n’en existe aucun.

L’utilisation sur lieu public est soumise à autorisation de la mairie, sur lieu privé du propriétaire. En cas d’intervention policière sur lieu non autorisé, la police peut considérer qu’elle a affaire à des armes réelles et s’engager en proportion de la menace (utilisation des armes de service autorisée).

L’utilisation de répliques Airsoft par les mineurs est autorisée lors de manifestation Airsoft et sous la surveillance d’adultes, par ailleurs l’achat de réplique Airsoft est interdite au mineurs.

Au Canada

L’Airsoft est autorisé et les répliques sont vendues en armurerie, chez les détaillants, dans les grandes chaînes de magasin ou sur des sites spécialisés. Les corps sont en métal ou translucides. Les répliques complètement métalliques sont disponibles au Canada. On trouve la plupart des bonnes marques (Marui, Systema, Classic Army, King Arms, ICS, G&G, etc.) chez les détaillants et les sites spécialisés. Les marques les plus communes dans les grandes chaînes de magasin sont de bas de gamme (Crossman, Remington, etc.). Il en résulte qu’un joueur voulant obtenir une bonne réplique d’Airsoft de façon légale devra payer plus cher au Canada qu’aux États-Unis

L’importation de répliques se fait principalement par une entreprise ayant un permis. L’importation de réplique d’Airsoft est légale pour les particuliers mais comporte de fortes chances de saisie aux douanes dues à la complexité des lois canadiennes. Pour cette raison, la communauté d’Airsoft au Canada déconseille aux particuliers de tenter d’importer des répliques. La vente de réplique est restreinte aux adultes (18+ ans). Certaines caractéristiques peuvent faciliter le passage aux douanes : mais le risque de saisie reste important. Il est généralement possible d’importer des pièces de rechange, à l’exception du bas du corps et des chargeurs contenant de fausse munition apparente. Notons que les capuchons orange ne sont pas obligatoires au Canada, mais le sont aux États-Unis. Ainsi, les répliques importées des États-Unis ou qui sont destinées à leur marché seront logiquement dotées d’un embout orange.

Aux États-Unis

Toutes les répliques sont autorisées par la loi fédérale sans restriction de vente ou de puissance mais doivent toutes avoir le « cache-flamme » de couleur orange pour distinguer une arme d’une réplique. Néanmoins cet argument ne convainc pas pour autant tous les joueurs et souvent ils se débarrassent de cette couleur en repeignant ou en remplaçant la pièce par souci de réalisme. Certains états ont par ailleurs des particularités